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L'église Saint-Ildut

( Commune de Lanildut )





GPS : 48°28'25.2 N   4°44'42.6 W




L'église et son enclos

Accès: De St-Renan, prendre la D27 qui longe le lac de la COMIREN. Elle mène directement à Brélès, puis à Lanildut.
Stationner sur le parking, à droite en arrivant devant l'église.


    Lanildut tire son nom du breton lann, ermitage, et de Ildut le nom du saint auquel est dédiée l'église. On ne sait pas grand chose de ce prince, né au Pays de Galles lors de la chute de l'Empire romain, et qui y aurait fondé l'école monastique de Llanilltud Fawr. C'est dans ce monastère qu'il aurait formé d'autres moines d'ascendance aristocratique ayant plus tard émigré en Armorique comme Saint Samson, Saint Pol Aurélien, Saint Brieuc et Saint Gildas. Ildut lui-même serait-il venu en Armorique, comme le dit la légende, pour y livrer du blé ? Aurait-il débarqué à Lanildut et y aurait-il vraiment créé un ermitage ? C'est une possibilité, mais il n'y serait pas resté puisque son hagiographie prétend qu'il serait mort au Pays de Galles vers 522.

    Dominant l'estuaire de l'Aber Ildut, l'église actuelle fait partie d'un enclos. C'est un édifice très sobre, construit en 1786, qui remplaça sans doute une église plus ancienne. En forme de croix latine avec un transept aux extrémités arrondies, l'église est dotée d'un chevet trapézoïdal et d'un clocher à galerie que surmontent deux étages de cloches ainsi qu'une flèche ajourée de section octogonale.

Le clocher

L'entrée principale, dotée d'un porche, ne comporte aucune ornementation. On pénètre dans la nef par une petite porte latérale située sur le côté nord.

La nef

La nef

    La nef, très simple, dont la voûte est lambrissée, ne possède ni vitraux ni bas-côtés. Une profonde tribune à double étage a été édifiée au-dessus de l'entrée principale.

Les stations d'un chemin de croix ornent les murs de la nef.

Le chemin de croix

Les parois du chevêt et des chapelles latérales sont revêtues d'un beau lambris en bois sculpté peint en blanc et à appliques dorées. On reconnaît l'œuvre d'un atelier d'ébénisterie du début du XIXe siècle auquel on doit l'ornementation des chapelles de Kersaint et de Saint-Gonvel.

Le chevêt

Le maître-autel a la forme d'un tombeau galbé. Le lambris-retable comporte un tabernacle situé entre les médaillons en bas-reliefs de la Vierge et de Saint Jean. Il est surmonté d'un dais porté par quatre colonnettes torses.

Le chœur

    Deux statues en bois polychrome, particulièrement ressemblantes, encadrent le chevet. A gauche Saint Ildut, est le patron de l'édifice. A droite, Saint Maudet. Tous deux sont représentés en évêques munis de la crosse épiscopale.

St Ildut
St Maudet


   Saint Maudet, ou Maudez, appelé encore Saint Mandé, est très vénéré en Bretagne. Prince né en Irlande au Ve siècle et devenu moine, il aurait débarqué sur la côte nord de l'Armorique. Après avoir rejoint Saint Samson puis Saint Tugdual, il aurait fondé son propre monastère à Lanmodez, dans les Côtes d'Armor. Saint Maudet est réputé guérir les sourds, les aveugles et les paralytiques. On l'invoque aussi pour se défendre contre les serpents. Ses reliques sont réparties dans neuf églises bretonnes dont la cathédrale de Quimper.

Aux angles du chœur et du transept se trouvent deux autels latéraux. Celui de gauche est dédié à l'archange Saint Michel que l'on voit foulant aux pieds le dragon représentant le Mal.

St Michel

Une Vierge à l'Enfant trône au-dessus de celui de droite.

Vierge à l'Enfant

Toutes ces statues en bois polychrome datent du XVIIIe siècle et sont l'œuvre de peintres de la Marine royale.

La très belle statuette de Sainte Anne apprenant à lire à sa fille Marie est beaucoup plus récente.

Ste Anne et Marie

Elle date de 1958 et est l'œuvre du sculpteur François Derrien.

Plus banales sont deux autres statues fleurdelisées représentant l'une Saint Joseph et le Christ, l'autre Saint Antoine de Padoue vêtu d'une riche bure de franciscain et tenant dans ses bras l'enfant Jésus, ainsi qu'il avait dit l'avoir vu en songe.

St Joseph
St Antoine


Avant de quitter l'édifice, on ne manquera pas de contempler le confessionnal en bois sculpté datant de la fin du XVIIe siècle et la riche cuvette baptismale en marbre rose qui attendent les paroissiens derrière les chaises.

Confessionnal
Baptistère


A l'extérieur, sur la face sud du bâtiment, un vieux cadran solaire, très intéressant, ne demande qu'à être observé attentivement. On en découvrira le détail sur une page spéciale de ce site. ( Le cadran solaire de Lanildut )





Yannick Loukianoff

EN SAVOIR PLUS


"Nouveau répertoire des églises et chapelles"
René Couffon, Alfred Le Bars, Diocèse de Quimper et de Léon, Quimper, Association diocésaine, 1988, 551 p




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