Les phoques gris de la mer d'Iroise







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© photo Jean-Pierre Frénel

  Il fait partie intégrante du patrimoine de la mer d'Iroise, mais il n'est pas facilement observable. Le phoque gris vient pourtant parfois jusqu'à la côte et le promeneur n'aperçoit alors qu'une tête moustachue émergeant parmi les rochers. Les jumelles seront indispensables pour pouvoir l'admirer.

Ce mammifère marin, qui peut atteindre les 300 kg pour un mâle, fait sans doute partie de la colonie de phoques fréquentant toute l'année l'archipel de Molène. Fort de 120 à 200 individus selon la saison, ce groupe, le plus important de France, apprécie en effet particulièrement le calme et l'isolement des îlots. La mer d'Iroise est la partie la plus méridionale de son domaine. Les eaux, ni trop chaudes ni trop froides ne sont pas polluées, la nourriture ne manque pas et des reposoirs rocheux parsèment tout l'archipel. Il n'est pas rare non plus d'en voir s'aventurer dans la rade de Brest ainsi que dans l'Aulne.


Un mâle au pelage foncé et deux femelles sur leur reposoir habituel
© photo François Floch

La colonie trouve le long des côtes les plies, les lançons et les encornets dont elle se nourrit. Mais les poissons de roches, congres ou vieilles ont leur préférence. L'isolement des îlots sécurise les individus qui sont les plus nombreux lors de leur mue ( changement de pelage ). Certaines naissances ont lieu dans la mer d'Iroise. Toutefois, le plus souvent, les femelles se dirigent vers les Sept Iles, près de Perros-Guirec ou n'hésitent pas à traverser la Manche pour aller donner vie à leurs blanchons dans les îles britanniques.

Les phoques de la mer d'Iroise font l'objet d'un suivi scientifique régulier de la part du Parc marin d'Iroise. Certains sont équipés de balises afin de faire connaître aux chercheurs leurs déplacements et leurs zones de pêche. Ils étaient autrefois chassés par des pêcheurs qui croyaient voir en eux de redoutables concurrents. Un phoque peut en effet consommer chaque jour, en moyenne, 4 à 5 % de son poids. Cependant leur présence indique que la zone est poissonneuse et témoigne de la bonne qualité de l'eau. Ils sont aujourd'hui hautement protégés. Il arrive parfois qu'un individu blessé soit retrouvé échoué sur le rivage. Les équipes d'Océanopolis, à Brest, interviennent alors pour le recueillir, le soigner puis le remettre à la mer. Depuis 1990, c'est près de 600 phoques qui ont ainsi pu recevoir les soins d'Océanopolis, avec un taux de succès de 80%.
En cas de découverte d'un phoque en difficulté, contactez Océanopolis au 02 98 34 40 51 (7/7 24h/24). Ce centre est le coordinateur régional du Réseau National Echouage. Si vous le pouvez, envoyez une photo de l'animal à : soigneurs@oceanopolis.com


© photo Jean-Pierre Frénel

Marins pêcheurs et goémoniers évitent donc maintenant de déranger ces mammifères marins. Les plaisanciers sont invités à suivre leur exemple et à rester à bonne distance, moteur coupé et silencieux, pour les observer, et éventuellement zoomer pour les photographier. En effet, le phoque, qui se déplace difficilement sur la terre ferme, va se mettre à l'eau au plus vite pour quitter l'emplacement où il se sentira menacé. S'il est trop souvent dérangé, il ne reviendra plus.
C'est donc seulement grâce à l'effort de tous que cette espèce emblématique pourra continuer à figurer au patrimoine de la mer d'Iroise.


Le repas du phoque ( un congre ) devant la plage de Portez au Conquet
© vidéo Michel Ménez

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EN SAVOIR PLUS



Visitez le site internet officiel de Molène. Il comporte une description abondamment illustrée des mammifères marins, phoques et dauphins, de l'archipel.

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