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La chapelle Saint Samson

( Commune de Landunvez )




GPS : 48°32'56.5 N  4°44'06.6 W





Accès:
Sortir de St-Renan par la route de Ploudalmézeau (D68) et la continuer tout droit jusqu'à la mer. Puis tourner à droite sur la D27.
A un carrefour situé 1,5 km plus loin, prendre à gauche la D137 fléchée « KERSAINT par la route touristique ». Longer alors sur 3 km le littoral magnifique de Landunvez.
Stationner près de la chapelle.




    Cette petite chapelle isolée sur la lande à quelques pas d'une côte superbe attire de nombreux visiteurs. Mais elle n'est pas seule : une stèle gauloise se dresse non loin de l'entrée et une fontaine, visible en bordure du sentier côtier, attestent de l'ancienneté d'un culte à cet emplacement. Du reste l'eau de la source est toujours sensée guérir rhumatismes et maladies des yeux.





Cette stèle heptagonale de l'âge du fer a été réutilisée comme support de croix. On remarquera qu'elle porte une inscription gravée sur l'un des pans :
TP ST GONVEL 1757.



L'eau de la source est captée par une fontaine juste avant de s'écouler dans la mer. Il est probable qu'elle ait été christianisée par la présence d'une croix bien avant que la chapelle ne soit construite.


    Cette chapelle, construite en 1785, a pu en remplacer une autre plus ancienne. Elle était traditionnellement le but d'un Pardon de la Mer.

L'intérieur est très sobre.



  Deux statues polychromes dominent l'autel. A gauche, Saint Samson est coiffé de la mitre épiscopale.



  De tous les nombreux moines venus des Iles britanniques au VIe siècle pour évangéliser la Bretagne, Saint Samson est l'un des rares qui soient bien attestés par l'histoire puisqu'il a signé les actes du Concile de Paris vers 555.1
    Originaire du Pays de Galles, et élève de Saint Ildut qui a donné son nom à Lanildut, il aurait débarqué à Plougasnou, dans le nord-Finistère, où la fondation du monastère de Lanmeur lui est attribuée. Il avait été ordonné évêque, sans évêché, avant de venir sur le continent. Nommé évêque de Dol par le roi Childebert 1er, il y est mort vers l'an 565. Son rayonnement à travers la Bretagne fut tel que beaucoup de localités ou d'édifices religieux bretons portent son nom. Il n'est pas impossible qu'il soit venu voir son ami Ildut dans le Pays d'Iroise.
  Deux autres statues attirent le regard dans cette chapelle.


Sur le mur de gauche, Saint Isidore, le modeste laboureur espagnol, représente un modèle de paysan à la fois travailleur et très pieux.


A droite de l'autel, Saint Yves est vêtu en magistrat. Son regard dirigé vers les plaideurs leur montre son écoute tandis que de ses mains levées, il leur indique son impartialité 2 lors de ses jugements.

  On jettera aussi un œil sur les vitraux modernes qui datent de 1993. A gauche, Sainte Anne, la mère de la Vierge, avec sa fille. A droite Saint Samson, dont on aperçoit la crosse d'évêque, guérit un malade.




  En définitive, une petite chapelle modeste et pleine de charme, située dans un environnement à la fois sauvage et grandiose qui lui confère toutes les qualités d'un véritable sujet de carte postale.



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-1- Gildas Bernier : Les chrétientés bretonnes continentales depuis les origines jusqu'au IXe siècle, Rennes 1982, p 63.

-2- Voir aussi à propos de Saint Yves notre page consacrée à l'église St-Tugdual de Trébabu : ici




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