La guérite de Melon

( Commune de Porspoder )




GPS du stationnement : 48°29'04.5 N  4°45'17.7 W






Accès : Venant de St-Renan ( sortie Ploudalmézeau ), dirigez-vous toujours tout droit vers le petit port d'Argenton et tournez à gauche lorsque vous arrivez face à la mer. Après avoir traversé le bourg de Porspoder, vous longerez 6 km plus loin le port de Melon. Parking à droite devant le restaurant "Le Chenal". La guérite se trouve sur cette petite presqu'île.


  Les installations étaient constituées de deux plate-formes successives. La première comportait deux canons. La seconde un seul. En retrait avaient été construits 3 petits bâtiments : une guérite, un corps de garde et un magasin à poudre. Un mât à signaux complétait l'ensemble.
Abandonnés seulement à la fin du XIXe siècle, ces petits éléments de défense côtière, plus ou moins en ruines, gisaient sous une abondante couche de terre et de végétation.


Le corps de garde

   Le petit port de Melon, difficile d'accès pour les embarcations mais bien abrité, a une histoire  que résume le panneau ci-dessus.
La guérite de la presqu'île est un élément de la défense des côtes construit au cours du XVIIe siècle à la fois pour signaler tout passage de navire ennemi que pour repousser toute tentative de débarquement. Occupée à l'origine par les gardes-côtes, elle le fut plus tard par les douaniers.



  Ses ouvertures nous indiquent la direction des principaux axes de surveillance.



     A partir de ce bâtiment les tirs pouvaient couvrir l'ensemble du port.

La reine d'Angleterre débarque à Porspoder.

   Le panneau rappelle un épisode historique qui s'est produit dans le port le 25 juillet 1644, vraisemblablement peu de temps avant la construction de la guérite.
Henriette Marie de France, dernier enfant d'Henri IV et jeune sœur de Louis XIII, avait été mariée par son frère en 1625, à l'âge de 16 ans, au roi d'Angleterre Charles 1er. Née quelques mois seulement avant l'assassinat de son père par Ravaillac, elle avait été élevée de façon très pieuse par sa mère Marie de Médicis et, devenue reine, avait ensuite pratiqué sa foi catholique de manière ostentatoire à la cour d'Angleterre très majoritairement anglicane. Les puritains lui prêtèrent le dessein d'imposer le catholicisme non seulement à ses enfants et à la cour, mais au pays tout entier. On lui reprochait aussi de vouloir influencer le roi vers davantage d'absolutisme.
Or depuis 1641, l'Angleterre connaissait sa première révolution. Charles 1er, continuant l'œuvre de son père, désirait unifier l'Ecosse, le Pays de Galles, l'Irlande et l'Angleterre sous son pouvoir. Il se heurtait aux nobles anglais qui voulaient conserver les prérogatives de leur parlement propre et optaient pour une monarchie parlementaire. Lors d'une bataille livrée le 2 juillet 1644 entre l'armée royale et les mercenaires du Parlement, les troupes de Charles 1er furent battues. Craignant alors pour leur vie, la reine Henriette et sa toute dernière fille s'embarquèrent pour la France à bord d'un petit voilier hollandais qui, faute de vent, s'échoua à Melon. Elles gagnèrent ensuite Paris où elles trouvèrent refuge à la cour de Louis XIII.




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