Les menhirs de Traonigou


( Commune de Porspoder )



Classés Monuments Historiques
le 23 décembre 1921 et le 27 décembre 1923





GPS : 48°29'29.7 N   4°45'27.5  W





Accès : Depuis la D27, partant de Lanildut sur la route de Porspoder prendre après Melon, et à la sortie du hameau de Kervézennec, la première petite route goudronnée à droite ( panneaux Traon Igou, chapelle de St-Ourzal ). A environ 1 km, le long du bord gauche de cette route, dans la montée, s'arrêter à un panneau bleu "Menhir de Traonigou" et aller à pied jusqu'à l'entrée du champ.
Le premier menhir, invisible depuis la route, se trouve à une dizaine de mètres seulement, avant cette entrée de champ, dans les broussailles de gauche. Si l'on franchit le talus, on accède au second menhir, encore plus isolé dans cette parcelle en friche. Selon la saison, elle peut être complètement envahie de hautes fougères.



Les deux menhirs, vus de l'autre extrémité de la parcelle

 Au fond sur la photo ci-dessus, le premier menhir auquel on accède est situé dans un talus. Haut de 2,95 m et large de 1,15 m, il est en granite porphyroïde de l'Aber Ildut dont on distingue très bien les inclusions roses caractéristiques. Il présente une trace de christianisation sous la forme d'une croix gravée sur une enclave grisâtre.


Le premier menhir.
Selon l'époque de l'année,
les pierres peuvent être complètement isolées parmi les fougères.


   Le second menhir, haut de 4,15 m pour une largeur de 1,30 m et une épaisseur de 1 m environ paraît plus élancé. Comme le premier, il est constitué de granite porphyroïde de l'Aber Ildut que l'on discerne mal sous les lichens.


Le second menhir

   Les deux pierres, brutes de taille, n'ont pas été bouchardées.
Les croquis qu'en fit, voici plus d'un siècle, l'archéologue Etienne Morel permettent d'évaluer les dégradations que l'homme ne cesse de faire subir à ces monuments.


Extrait d'une aquarelle d'Etienne.Morel Août 1902 in "Porspoder"
par Yohann SPARFEL et Yvan PAILLER,
Mairie de Porspoder 2004


   Ces deux menhirs sont les seuls rescapés d'un alignement d'au moins quatre pierres dont deux furent détruites, l'une à la fin du 19e et l'autre au début du 20e siècle pour constituer le talus qui borde la route. Ce sont ces destructions qui motivèrent le classement comme Monuments historiques des menhirs encore debout.
L'un des deux disparus était une pierre couchée entre ces deux monuments. Le quatrième était situé dans le champ voisin, desservi par le chemin d'accès.



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